![]() |
![]() |
|
Quel échange avec Noritoshi Hirakawa ? J'ai rencontré Noritoshi Hirakawa à Montpellier le 13 Mai 1999. Il connaissait mon travail pour avoir vu des documents vidéo à l' Art Tower Mito - Japon -- présentant un duo Petits drames minuscules que j'avais créé avec Michèle Murray et sur la partition musicale Fanfares striées de Kiyonori Sokabe pour l'ouverture de l'exposition mondiale Daniel Buren au Japon en 1996. Cette rencontre avec Noritishi Hirakawa et son travail ( qui n'est pas sans rappeler les estampes) ouvre de façon directe la question du rapport de la danse et de la chorégraphie - à la sexualité, du rapport des danseurs à un autre corps, au corps sexuel avec toutes les modifications, de rapports chorégraphe - interprète - public qui peuvent en découler. Le jeu de cette collaboration est la rencontre de terrains différents : les matières de la danse d?une part, et la vidéo et de la narration de l?autre, et de terrains communs : avec les images (estampes -ukiyo-e) de l?individu en tant qu?être vu, ici, au delà de son corps, dans sa sexualité. Et dans ce contexte, la question : la danse et les danseurs peuvent-ils permettrent de voir ? c'est à dire percevoir - voir à travers - ce qui généralement ne peut être vu ou reçu pour cause de voyeurisme ou de pornographie ? Reparler sur ce même terrain de vacuité, de mouvement sans intention, de jeux formels, d?espace de rythme et d'énergie, reparler des signes. Ma tâche, dans cet échange et ce contexte sera de faire de la chorégraphie. Didier Théron Chorégraphe BIOGRAPHY |